Samedi 2 mai 2009
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Ils fertilisent, labourent... et règlent le climat
Que ferait-on sans les vers de terre ? Lorsqu'on parle de biodiversité, on parle rarement de ces bestioles et pourtant elles ont un rôle essentiel dans la production de nourriture. Les vers
de terre sont en effet un seul long tube digestif qui transforme les déchets organiques (comme les résidus de culture) en un puissant fertilisant. C'est le principe du compostage !
Si les pesticides peuvent nuire à ces discrètes créatures (j'en ai vu les conséquences lors d'une promenade), leur pire ennemi est le labour de la terre. Les vers sont les victimes des tracteurs,
des charrues et des oiseaux et la microvie des sols est tuée par mes rayons UV. La différence est énorme : là où la terre est labourée, on trouve jusqu'à 50 kg de vers par hectare contre 2 à 4
tonnes où l'on ne laboure pas. Après plus d'un demi-siècle d'agriculture intensive, beaucoup de sols sont aujourd'hui biologiquement morts, avec un maigne 1% de matière organique.
Les engrais chimiques sont alors utilisés pour alimenter les plantes, mais ils ne reconstituent pas le capital de fertilité des sols. De plus, les vers labourent la terre en profondeur, creusant
des galeries qui permettent à l'eau de pluie d'y pénétrer au lieu de s'écouler. C'est aussi bien une garantie contre les inondations qu'un moyen de ne pas gaspiller d'eau là où il n'y en a pas.
Cette agriculture sans labour ou agroécologie, s'impose comme l'une des solutions d'avenir pour nourrir le monde. La superficie cultivée ainsi qugmente de 15% par an.
C'est une bonne nouvelle... Et pas seulement pour les vers ! En effet, dans les cercles très sérieux des experts du climat, on regarde de plus en plus vers les sols pour lutter contre le
réchauffement. La matière organique, c'est du carbone. Or, l'agroécologie permet d'accroître la matière organique dans les sols, entraînant la retenue d'environ trois tonnes de CO2 par ha et par
an de l'atmosphère. Pour mémoire, une voiture émet une environ trois tonnes de CO2 par an. Comme les arbres qui emprisonnent du carbonne pendant leur croissance, les sols stockent du CO2 au fur
et à mesure qu'ils s'enrichissent en matière organique. C'est pourquoi certains experts estiment que le développement de l'agroécologie pourrait permettre une baisse du carbone dans l'atmosphère
aussi importante que si l'on enrayait la déforestation.
Par Melimelo
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Publié dans : Moi, l'écolo
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En tout cas c'est normal que tu n'aies vu que des champs labourés ! agroécologie n'est pas très répandue me semble-t-il !