Présentation

Profil

  • Melimelo
  • Le blog de Jolimelimelo
  • Femme
  • 08/01/1987
  • Lyon

Images Aléatoires

  • Image178.jpg

Recherche

overblog

Regard nature

Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 09:41
Des laboratoires de recherche veulent faire construire un élevage de macaques en Malaisie, pays dans lequel il n’y a pas de loi concernant l’expérimentation animale. Les singes produits seraient exportés vers ces laboratoires pour la recherche. One Voice demande à la Malaisie de ne pas autoriser ce projet.

 

 Contourner la législation européenne
Plusieurs sociétés, dont un laboratoire français, cherchent à implanter un élevage de macaques pour l’expérimentation en Malaisie. Les singes seraient exportés vers ces laboratoires, où ils seraient utilisés pour la recherche.
Alors que l’expérimentation animale est remise en question par les scientifiques et l’opinion publique, notamment dans l’Union européenne, les laboratoires se tournent vers des pays à la législation plus laxiste : en Malaisie,  aucune loi ne régit l’utilisation d’animaux pour la recherche.
Les macaques ne seraient pas prélevés dans la nature mais proviendraient de centres d’élevage du Vietnam, d’Indonésie et de Chine. One Voice rappelle que ces centres contribuent à la capture de singes à l’état sauvage, dans des conditions d’une brutalité extrême, et à leur commerce.


Une capture cruelle puis l’enfermement
L’enquête menée par l’association début 2009 dans un élevage de singes cambodgien montre la cruauté liée à leur capture et leurs sinistres conditions d’enfermement.
La Malaisie a récemment interdit la capture et le commerce de ses singes autochtones pour la recherche. Il est donc incohérent qu’elle permette à des sociétés étrangères de construire un centre d’élevage de macaques pour des laboratoires pratiquant l’expérimentation animale.


Agir pour les primates
One Voice demande à la Malaisie de ne pas autoriser la construction de ce centre d’élevage de macaques pour ne pas cautionner la souffrance animale et vous invite à écrire aux autorités malaises pour protester contre ce projet.


En. Saharudin bin Anan
Director
Legislation and Enforcement Division
Department of Wildlife and National Parks (DWNP)
Jabatan Perhilitan
KM 10 Jalan Cheras
56100 Kuala Lumpur
Malaysia      
Fax : +603.9075.2873.
Courriel : saharudin@wildlife.gov.my


En. A. Razak Majid
Director
Department of Wildlife and National Parks, Johor
Tingkat 9 Blok B, Wisma Persekutuan, Jalan Air Molek
80000 Johor Baru
Johor
Malaysia
Fax : + 603.7223.5702.
Courriel : johor@wildlife.gov.my


Prime Minister Najib Tun Razak
Prime Minister's Office
Main Block
Perdana Putra Building
Federal Government Administrative Centre
62502 Putrajaya
Malaysia
Fax : + 603.8888.3444.
Courriel : ppm@pmo.gov.my

Site Internet du premier ministre de Malaisie :

http://www.pmo.gov.my/?page=1888&menu=feedback

Par Melimelo - Publié dans : Regard nature - Communauté : notre planète et son mal être
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 09:37
Le lobby du papier projette de convertir une zone protégée de forêt primaire de grande biodiversité en plantation d’acacias destinés à fabriquer de la pâte à papier. One Voice vous relaie l’appel au secours des associations locales…

 

Un projet de APP/Sinar Mas en question
Les deux industriels APP et Sinar Mas, deux géants en Asie, ont récemment obtenu un permis pour la conversion d’une grande zone de forêt primaire autour du parc de Bukit Tigapuluh en plantation d’arbres destinés à la fabrication de pâte à papier. Cette zone, en grande partie protégée, est aussi la seule à Sumatra où sont relâchés des orangs-outans. Ils sont aujourd’hui une centaine à y vivre… Elle abrite également quelques uns des derniers tigres et éléphants de l’île ! Face à une telle menace, il est urgent d’intervenir en demandant aux clients d’APP, dont le groupe CARREFOUR, de s’interroger sur la démarche de leur fournisseur et de ses conséquences à long terme sur la planète.
 
Comment agir
Pour empêcher la destruction des forêts de Sumatra, vous pouvez agir en envoyant la lettre (à télécharger en bas de page) aux contacts ci-dessous et en la diffusant autour de vous : plus nous serons nombreux à signifier notre inquiétude, plus notre démarche aura du poids. Dans un contexte purement commercial, les préférences du consommateur sont particulièrement écoutées…

 
Les adresses où envoyer la lettre :


Siège de Carrefour
6, Avenue Raymond Poincaré
BP 2123 Cedex 16
Paris F-75771  France.
Numéro de Fax : 01 53 70 86 16


Paul Rowsome
Responsable Environnement
Département développement durable
Groupe Carrefour
26 Quai Michelet
TSA 20016
92695 Levallois-Perret Cedex
Téléphone: +33 6 74 98 21 01


Adresse de l'APP :
Mr. Teguh Ganda Wijaya
Chief Executive Officer
Asia Pulp and Paper
C/O BII Plaza Twr. II, 19th Fl.
Jl. M.H. Thamrin 51 Jakarta 10350
Indonesia

 

Lettre

Par Melimelo - Publié dans : Regard nature
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /Juin /2009 15:30
Le Grenelle de la mer est une opportunité unique de voir se concrétiser le changement majeur indispensable à la survie et à la protection des océans pour les années à venir.

Vous aussi agissez en seulement quelques clics pour faire de cette opportunité une réalité !

Les journées de négociation, qui se sont déroulées à Paris entre avril et juin, ont permis aux 4 groupes de travail (constitués de scientifiques, de représentants d'employeurs et de syndicats, d'ONG, d'élus et de professionnels de la mer) de rendre leurs propositions en matière de protection des océans.
Aujourd'hui, la phase de consultation dans les régions et sur le web est ouverte à tous ! Dans les prochains jours, un arbitrage ministériel décidera des propositions à traduire en actes concrets.
Il est nécessaire de maintenir notre présence dans le débat et de maintenir la pression jusqu'au terme du processus !
Seules des décisions ambitieuses permettront la véritable réussite de ce Grenelle de la Mer pour une protection efficace des océans.

Pour en savoir plus, visitez le site du Grenelle de la Mer

Votez pour les propositions de Greenpeace sur le site du Grenelle de la Mer jusqu'au 24 juin !



Voici les 5 propositions de Greenpeace :

Proposition 1 : La délicate rencontre entre la terre et la mer
L’immensité des enjeux et le sombre diagnostic porté au long des siècles par les hommes d’Etat, poètes, anthropologues, historiens ou géographes, ont été très largement partagés par les cinquante acteurs du groupe 1, chargés de réfléchir aux voies et moyens à déployer pour répondre aux défis de « la délicate rencontre de la Terre et de la Mer».
N’est-il pas trop tard ? La Mer peut-elle sauver la Terre ? N’ont-elles pas l’une et l’autre perdu patience ? Nous ne le croyons pas !
La conscience qu’avait le groupe de sa responsabilité, son engagement et sa persévérance, lui ont permis de construire, grâce à la richesse de sa diversité, un document pétri des convictions de chacun, et d’un véritable sens de l’intérêt général dépassant la première appréciation de l’intérêt particulier. Il n’est pas possible qu’une telle générosité ne permette pas enfin d’aider à inverser le regard et d’apporter avec une vraie modestie, mais aussi avec détermination, une vision transformée.
Le groupe a été saisi d’emblée par cette certitude qui a guidé ensuite toutes ses rencontres, que la délicate rencontre de la Terre et de la Mer, commençait très loin et très haut sur la Terre et très loin et très profond sur et sous la Mer… Et d’autre part un équilibre retrouvé : les rapports de force dans le champ du mandat ont été perçus comme déséquilibrés, d’où la nécessité de les reconstruire.
La rencontre n’est pas seulement délicate parce qu’elle a lieu à la charnière, lieu de tous les dangers, de toutes les fragilités de toutes les pressions, mais plus précisément parce que les préliminaires de cette rencontre et donc les conditions de son bon déroulement ont lieu très loin, souvent à quelques dizaines voire à quelques centaines de kilomètres à terre ou de milles en mer.
La vision commune de la rencontre Terre-Mer contient en germe l’impossibilité de la réussir. En rétrécissant le champ, à la façade, à l’estran, au domaine public maritime, à la bande littorale, à la zone côtière ou aux eaux territoriales, l’homme a concentré sur la charnière, au fil des siècles, toutes les contraintes.
Ces constats effectués, ces convictions partagées ont constitué à la fois le socle et la toile de fond des « Ambitions » que le groupe a construites pour tenter de répondre à son mandat. 800 propositions ont alors surgi, de toutes origines et de granulométrie bien diverse. Puis il a fallu discuter, débattre, prioriser, ordonner, réécrire, mettre en cohérence pour aboutir au rapport qui suit cette introduction en forme de synthèse.
Cinq ambitions majeures se sont structurées autour de deux couples clefs.
Il n’y a pas de relation forte, féconde et durable entre Mer et Terre, sans une alliance solide :
- entre gouvernance et connaissance,
- entre protection et développement.
Vingt-sept « Caps » constituent les axes forts que le groupe a souhaité voir repris par les conclusions du Grenelle de la Mer. Pour garder, tenir ou changer le « Cap », le groupe a imaginé d’éclairer la route au moyen de « Phares» et de « Balises » destinés à porter les propositions discutées et pour la plupart adoptées de façon consensuelle : elles seront détaillées dans le corps du rapport.
La conjugaison du respect de nos engagements internationaux, d’une nouvelle réglementation européenne, de la prise de conscience qui s’accélère de l’urgence écologique et d’un nouveau regard sur nos Outre-Mers précipite la volonté d’avancer ensemble : ne ratons pas cette occasion !
Chacun l'a bien compris: le groupe a collectivement changé sa manière de voir les choses ! Ces changements de paradigme sont plus profonds qu'un regard rapide et superficiel pourrait le laisser croire."Vous ne serez plus les mêmes après le grenelle de la Mer" avait lancé Jean-Louis Borloo! Il ne s'était pas trompé....
De l'interface terre-mer, du couple gouvernance- connaissance, du binôme protection –développement et enfin de l'étroite liaison hexagone- outre-mer, nous avons tous voulu courir le risque de nouvelles ambitions: changeons de cap et, à l'aide des phares et balises, découvrons de nouveaux horizons !



Proposition 2 : Une mer fragile et promesse d'avenir

Le présent rapport constitue le compte rendu des débats du groupe II du Grenelle de la mer composé de représentants des syndicats de salariés, des employeurs, des collectivités territoriales, des associations, des services de l’Etat et de personnes qualifiées et morales associées. Ces débats se sont tenus au cours de six réunions plénières et en sous-groupes de travail, entre le 9 avril 2009 et le 4 juin 2009.
La Mer est un bien commun qui est mal et insuffisamment utilisé tout en étant soumis à des pressions et des menaces fortes, d’où la nécessité d’un véritable et radical changement de cap pour permettre à la fois une meilleure utilisation des ressources et une prise en compte réelle et déterminée des enjeux liés à la préservation et la restauration de l’environnement marin .
Les mers et les océans sont essentiels à la planète car ils assurent bon nombre de services, de la régulation climatique à la production alimentaire. Ces services doivent être maintenus pour les générations à venir, d’où la nécessité de garantir qu’une meilleure exploitation se fasse au profit d’une qualité améliorée de l’environnement avec un objectif d'approche intégrée littoral et mer, de mixité des activités, de mixité sociale et de valorisation d’une dimension culturelle qui est essentielle à la vie collective comme à la préservation du milieu naturel.
La surveillance de cet environnement fragile, sa nécessaire protection et son exploitation dans un cadre de développement durable impliquent une approche globale et une cohérence générale. La réappropriation du milieu marin dans la perspective d’un développement durable pour les DROM nécessite par ailleurs une prise en compte de leurs spécificités. L’utilisation durable des potentialités de la mer implique une vision écosystémique et une démarche de planification stratégique et spatiale, aux différents échelons des usages et un accompagnement par la mise en place de processus de concertation et d’acquisition de connaissances. L’absence de schéma directeur de l’espace littoral et maritime et de lieux de concertation entre les usagers et les autres acteurs concernés représentent actuellement un frein au développement soutenable des activités maritimes. 
Les échanges au sein du Groupe de travail ont démontré tant la nécessité de cette recherche collective d’une cohérence, une aspiration profonde à une vraie planification à plusieurs étages et portant sur l’ensemble des champs marins d'application. Par ailleurs le groupe de travail a souligné le caractère fondamental d’une reconquête de la qualité des eaux littorales et  marines comme un préalable à l’exploitation durable des ressources et au développement des activités.
L’ambition du Groupe 2 a été de faire de la mer et de son littoral un territoire de croissance et de développement durable pour l'emploi en France tout en améliorant leur protection. Il existe un vrai potentiel de croissance et de réponse à un certain nombre des défis/objectifs du Grenelle de l'environnement. La concrétisation de ce potentiel doit permettre à la France au sein de l’Europe de lancer de grands programmes nationaux afin de prendre toute sa place internationale dans des domaines structurants et porteurs d’avenir.

Par opposition à la situation actuelle de contraction des moyens, , des moyens humains et financiers importants seront à investir pour atteindre cet objectif ambitieux et mettre en œuvre ces propositions. Ces moyens devront être à la hauteur des espoirs portés par le Grenelle de la Mer. Le groupe de travail n’a pas évalué les coûts ni les bénéfices (financiers et sociaux) associés à la mise en œuvre de ces recommandations par manque de temps et puisque cela n’entrait pas directement dans sa mission.
Les propositions étudiées par le Groupe de travail ont été regroupées autour de 8 thématiques principales. Elles ont fait l’objet d’un consensus global sous réserve pour certaines d’entres d’une opposition partielle ou totale par certains membres du groupe. Dans le cas d’absence de consensus, les recommandations sont présentées ci dessous entre crochets et soulignées. Les propositions formulées par les deux missions qui se sont rendues Outre-Mer ont fait l’objet d’un examen particulier. Celles qui entraient le plus directement dans le cadre des analyses du Groupe de travail ont été introduites dans le rapport. Les autres, soit relèvent des autres Groupes de travail, soit devront faire l’objet d’une analyse spécifique qui n’incombait pas au Groupe II.

 

 

Proposition 3 : Partager la passion de la mer

« L’Archipel France » est un concept destiné à faire prendre conscience à nos concitoyens que la mer est au coeur géographique de notre pays. La mer est au centre de la France, car la France, dotée de territoires ultramarins insulaires ou littoraux répartis sur toutes les mers est un archipel.

« L’Archipel France » est une façon nouvelle de considérer la continuité et les synergies entre la Terre et l’Océan, fondée sur les notions de décloisonnement et de désenclavement. En mettant la mer au « centre » de la France, c’est tout le développement social, économique, politique, culturel, de notre pays qui s’ouvre sur de nouvelles perspectives. C’est donner à la France toute sa dimension de par la richesse et le potentiel considérable de l’Outre-mer, c’est aller vers une nouvelle manière de penser et d’agir car l’Archipel France débouche sur une méthodologie opérationnelle d’action mettant en place une grande stratégie maritime de développement durable, porteuse d’emplois nouveaux.

Cette politique définit une nouvelle articulation de la France, de l’Europe et du monde, par l’appropriation des nouvelles problématiques maritimes. Celles-ci sont enfin extraites des clivages traditionnels entre la métropole et l’Outre Mer, entre l’océan, le littoral, l’intérieur, entre la surface et la profondeur, entre l’économie, le social,
l’environnemental et le culturel.

La nouvelle politique de la mer, doit permettre de fédérer et de mettre en synergie ces différentes dimensions, en décloisonnant le travail des acteurs des secteurs maritime et terrestre. Elle offre de nouvelles perspectives pour une relance économique « soutenable » et durable.
Cette dimension fondamentale s’est construite depuis des siècles, mais n’est pas encore intégrée. Or, la mer et les océans s’imposent aujourd’hui comme le nouvel espace du développement de nos sociétés.

Ce développement ne peut que reposer sur la conjugaison harmonieuse des enjeux économiques, écologiques, sociaux et culturels. C’est sa dimension maritime que la France doit aujourd’hui déployer. Une grande stratégie maritime de développement durable est créatrice d’emplois dans le cadre d’une nouvelle approche économique fondée sur la prise en compte des enjeux climatiques, démographiques et sociaux. Elle doit considérer les enjeux propres à l’évolution socio-économique et démographique des littoraux, l’impact du réchauffement global sur la mer et sur les interactions Terre/Mer, les relations entre les différents territoires et les bassins éco-systémiques et économiques régionaux.

Ces multiples dimensions sont le socle géophysique et l’échelle de la France maritime, qui, pour se projeter et s’installer dans le vingt-et-unième siècle, doit prendre pleinement conscience de l’échelle planétaire qui lui est propre. Ce sont ces échelles et ces dimensions géophysiques, biologiques et géopolitiques qui vont garantir de
manière durable le développement économique, écologique, la préservation des écosystèmes, l’exercice des
professions, des métiers et du travail, et les échanges interculturels, sources de paix et de coopération.

Une instance originale, « l’Agence nationale de l’Archipel France », présidée par les plus hautes autorités assurerait la coordination, non seulement au niveau de l’Etat, mais entre l’ensemble des parties prenantes. Elle animerait « l’Archipel France » en tant que « réseau de réseaux» pour en faire une force de propositions, et de
suivi des Grenelles de la Mer et de l’Environnement. Elle aurait pour mission d’organiser à un rythme semestriel, à chaque fois dans une région différente de «l’archipel France », et au plus haut niveau, la prise de décision autour des objectifs stratégiques de la politique maritime.

 

 

Proposition 4 : Inventer de nouvelles régulations

Les travaux du groupe ont été riches, les débats animés, les champs couverts très vastes.

Rechercher une bonne gouvernance des océans, c'est chercher à organiser au mieux les interactions entre les acteurs, c'est chercher à concilier globalité et cohérence. Le groupe a dégagé une vision d'ensemble de la mer.

Si la mer contient toutes les solutions pour notre avenir, face aux défis démographiques, alimentaires ou climatiques à venir, il est urgent d' assurer une bonne gouvernance de ses richesses, à toutes les échelles. Il faut rendre compatibles ses différents usages et les hiérarchiser. Il faut développer une approche intégrée, ce qui ne veut pas dire que gouvernance et sectorisation ne peuvent cohabiter : la bonne gouvernance de la pêche est par exemple à rechercher.

Quelles sont dès lors les clés d'une bonne gouvernance des océans ? Comment la France peut elle mieux assurer sa responsabilité particulière ?

Ci-dessous, les grandes ambitions dégagées:

A) - Cette première ambition, ce préalable nécessaire: développer la connaissance fondamentale du milieu marin, aux plan national, européen et international.

Prioritairement, il s'agit de mieux connaître ce qui permet de mieux anticiper l'avenir : les liens entre océans et changement climatique ; le fonctionnement des écosystèmes et les critères nécessaires à leur gestion; la réduction du coût énergétique du transport maritime.

Pour cela, il faut décloisonner la recherche, renforcer la coopération entre chercheurs et la synergie des programmes et budgets, intégrer pleinement la recherche marine et maritime dans les négociations en cours du programme cadre de recherche européen. Améliorer la gouvernance de la recherche implique aussi avec un meilleur partage de la connaissance avec les professionnels et la société civile.

Lancer un « Kourou » de la recherche pour connaître le fond des océans. L'Outre mer a un rôle majeur à jouer. Assurer une bonne gouvernance de la recherche sur les océans, c'est aussi combler les lacunes de la connaissance : avoir par exemple la même ambition en matière de recherche pour la biodiversité marine qu'en matière de changement climatique.

B) - Deuxième ambition: faire face aux enjeux de sûreté et de sécurité en mer.

L'actualité nous le rappelle trop souvent : piraterie, accidents, voire migrations internationales par mer, migrations qui sont appelées à se développer selon les projections des spécialistes.

Certaines zones méritent une surveillance particulière comme les détroits et aussi les ports. Développer un transport maritime écologique, c'est avoir les moyens de vérifier l'état des bateaux et de leurs équipages. Il faut donc renforcer la capacité de l'Etat en mer, développer par bassin maritime un système européen de surveillance et de gestion intégrée, aller vers une mutualisation des moyens.

Le groupe s'est penché sur les déficits de gouvernance, ce qui a fait ressortir le besoin de mettre en synergie les ports européens, ou encore le besoin de mieux assurer la protection du plus grand musée du monde que sontles épaves.

C) -Troisième ambition : planifier les espaces maritimes au plus près des réalités des écosystèmes.

Le rapport plaide pour une approche par bassin maritime : cela suppose le renforcement des six conventions
régionales avec des transferts d'expérience entre grands bassins maritimes gouvernés par ces conventions; la création d'aires marines protégées sur le modèle de ce existe en Méditerranée; de construire les outils pour préserver l'arctique....

Au plan national, des organes nouveaux sont proposés, qui fonctionneraient selon une gouvernance à 5 : conseil national de la mer et du littoral, comités de bassin transfrontaliers dans chacun des bassins maritimes outre mer.

D) - Quatrième ambition : 10 propositions pour changer de perspective outre mer: donner à notre outre mer les moyens d'être au centre de la gestion de son espace maritime.

Le groupe propose d'instituer une double subsidiarité et d' assurer une gestion par bassin maritime transfrontalier. Quatre bassins expérimentaux pour l'outre mer seraient créés: caraibes, pacifique, océan indien, atlantique nord (Saint Pierre et Miquelon) ainsi que des pôles d'expertise dans chaque océan.

Le rapport propose de désenclaver les régions ultramarines en développant le transport par mer et la coopération régionale. Renforcer les moyens de la recherche sur place, le rôle de l'outre mer à l'international, la prévention des risques sont des priorités.

E) - Cinquième ambition: renforcer le rôle de l'Etat, avec la création du Conseil national et conseils de façade et la mise à niveau des capacités de contrôle.

F) - Sixième ambition : peser sur la gouvernance mondiale des océans: évaluer la convention de Montego Bay sur le droit de la mer, combler ses lacunes par des conventions de mise en oeuvre. Construire les outils de demain. Promouvoir l'idée de faire de la haute mer un bien public mondial.

 

 

C'est un thème qui me touche particulièrement, vu que je suis intéressée par le monde de l'eau ! Je ne sais pas encore si je voudrais travailler dans ce milieu, mais j'aime vraiment tout ce qui touche l'océan, et je ne pense pas être la seule ! Alors préservons-le !

 


Par Melimelo - Publié dans : Regard nature - Communauté : notre planète et son mal être
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 13:03

Ca y est ! J'ai récupéré les photos des sorties TIB !

Voilà les premières sur la partie animale (j'en avais déjà posté, mais là, on me voit dessus !) :

 

 

 

Les résultats de cette étude sont les suivants (Attention, c'est long !) :

 

Introduction

                Pour gérer convenablement les eaux douces, il faut avoir une bonne connaissance de leur état. Deux méthodes sont utilisées de manière complémentaire :

-          Une étude physico-chimique qui permet de détecter les perturbations et les polluants

-          Une étude biocénotique pour déterminer les effets de ces perturbations sur les communautés vivants dans ces eaux.

La prise en compte des organismes vivants apporte un complément d'information essentiel à la connaissance de la qualité des milieux. Chaque organisme présente des exigences particulières vis à vis des différents facteurs du milieu, qu'ils soient de nature physique, chimique ou biologique. Cette démarche est la seule valable pour l'appréciation globale de la qualité des systèmes d'eau courante et des effets réels des perturbations. Des méthodes qualitatives de type «indice biologique» ont été mises. L'I.B.G.N. aujourd'hui normalisé (AFNOR, 1992) utilise des groupes taxonomiques. Il prend toute sa valeur avec l'interprétation qui en est faite.

                Notre étude a été réalisée le long du Mornantet (Ouest Lyonnais). Ce cours d'eau prend sa source dans les Monts du Pilat, rejoint le Rhône en passant par Mornant.

 


 Fig. 1 : a) Photo aérienne de la zone d'étude du Mornantet b) Schéma de la zone d'étude

 

Les différentes stations sont réparties le long du cours d'eau. Leur position permet d'étudier l'effet de divers facteurs sur la qualité des eaux, tels que la présence d'un village, la confluence avec un affluent, etc.

 


 Fig. 2 : Profil en long du Mornantet


Matériel et méthodes :

Présentation de l'IBGN :

                La technique utilisée pour déterminer la qualité biologique du Mornantet est l'IBGN (Indice Biologique Global Normalisé). Il est établi par station. Les prélèvements doivent être réalisés lorsque les conditions hydrologiques sont normales (pas d'évènements exceptionnels tels que les crues).

                Dans chaque station, huit prélèvements de 1/20 m² sont effectués dans 8 habitats distincts. Pour chaque habitat, la vitesse superficielle est estimée. Un habitat est caractérisé par un couple support/vitesse. Lorsque tous les supports ne sont pas présents au sein de la station, les prélèvements des supports dominants et sub-dominants sont doublés dans des classes de vitesses différentes. Les prélèvements peuvent être regroupés dans un ou plusieurs récipients dont le contenu est fixé à l'alcool à 98° sur le terrain si l'identification n'est pas réalisée immédiatement.

                Au laboratoire, la faune récoltée est identifiée et les individus sont comptés et regroupés selon leur taxon. Certains individus seront déterminés jusqu'à la famille alors que d'autres sont déterminés jusqu'à l'ordre. D'autre part, tous les taxons doivent être représentés par 3 individus. Cependant, certains taxons doivent être représentés par 10 individus. Les taxons sont répartis dans des groupes indicateurs (1 à 9, du moins au plus polluo-sensibles).

                L'IBGN est une échelle qui prend en compte la richesse de la station et la polluo-sensibilité des individus. Les notes vont de 0 à 20.

 


 

Présentation des stations :

                Six stations sont réparties le long du Mornantet. Les années précédentes, 12 stations avaient été traitées. Nous avons donc gardé les numéros d'origine pour nos 6 stations.

La station n°2 est la station la plus en amont. Elle servira de témoin pour l'étude. La station n°4 est située juste après Mornant. Nous pourrons donc observer l'effet du village sur la qualité biologique de l'eau. La station n°5 est localisée juste à l'aval d'un ancien abattoir. La station n°7 est au niveau de la confluence avec la rivière de Fontagny. Beaucoup d'activités humaines sont présentes, telles que l'agriculture ou la présence d'une voie rapide. La station n°10 se trouve après la confluence avec la rivière de Joran. La station n°12 se trouve entre Chassagny et la confluence du Mormantet avec le Rhône.

 

Résultats :

Echantillonnage des stations

Pour chaque station, les supports et les gammes de vitesses où les prélèvements ont été réalisés sont comparés.


Vitesse                                    Substrat


Fig. : Nombre d'échantillons de chaque catégorie de vitesse et de substrat par station

 

Pour toutes les stations, l'échantillonnage a été fait la plupart du temps dans les mêmes catégories de vitesses (v<5 cm/s et 75<v<150 cm/s). Dans les différentes stations, tous les types de substrats ne sont pas présents. De plus, entre les sites, les types de substrats sont très variables.

L'échantillonnage est donc directement lié au milieu.

 

Faune récoltée :

Sur l'ensemble des stations, trente taxons ont été récoltés, soit 7665 individus.

 


Fig. : Graphique de la note IBGN, sa robustesse, les taxons indicateurs et le nombre de taxons en fonction de la station (les chiffres en abscisse sont les numéros des stations)

 

La note IBGN semble suivre la tendance de la courbe des groupes indicateurs. Dans l'ensemble, la robustesse de l'IBGN a la même allure que la note IBGN, sauf pour les stations 2 et 4.

De la station 2 à 7, il s'emble que la note IBGN diminue. A la station 7, la note IBGN est minimum (8). Puis, de la station 7 à 12, la note IBGN remonte.

 


Fig. : Diagrammes représentant l'abondance relative des groupes indicateurs au sein des différentes stations. Le groupe « non classés » correspond aux taxons qui ne sont pas pris en compte par la norme.

 

Pour toutes les stations confondues, le groupe indicateur ne dépasse jamais 7. Les groupes dominants en terme d'individus sont les groupes les moins polluo-sensibles (groupes 1,2 & 3). Sur l'ensemble des stations, les groupes indicateurs rencontrés sont représentés par les taxons suivants :

-          Groupe 7 : Leptophlebiidae

-          Groupe 6 : Ephemeridae

-          Groupe 5 : Heptageniidae

-          Groupe 4 : Rhyacophilidae, Polycentropodidae

-          Groupe 3 : Hydropsychidae, Limnephilidae, Ephemerillidae

-          Groupe 2 : Elmidae, Baetidae, Gamaridae, Ancylidae

-          Groupe 1 : Oligochètes, Achètes, Asellidae, Chironomidae

Les stations les plus en amont sur le cours du Mornantet (stations 2 et 4) présentes le groupe indicateur le plus élevé (7).

 

Faune récoltée lors des années antérieures :

Les années ont été regroupées tous les cinq ans pour une meilleure lisibilité des notes IBGN. De 1989 à 2005, la tendance de la note IBGN est la suivante : l'IBGN diminue à partir de la station 2 pour atteindre un minimum à la station 5 pour ensuite remonter. Entre 2006 et 2009, il semble que la note IBGN se stabilise autour d'une moyenne de 11 le long du cours d'eau.

 


Fig. : Evolution des notes IBGN du Mornantet entre 1989 et 2009

 

Résultats physico-chimiques :

La station 2 est celle qui a subi le moins de variations du taux d'oxygène ces vingt dernières années. La station 5 est la plus perturbée. Avec plus ou moins d'intensité, le taux d'oxygène des stations suivent les mêmes tendances, sauf en 2004 où les stations 10 et 12 connaissent une augmentation de leur oxygénation. A partir de 2005, il semble que le taux d'oxygène s'harmonise le long du cours d'eau.



Fig. : Pourcentage d'oxygène le long du Mornantet entre 1989 et 2009

 

Il semble que les tendances observées sont inversées par rapport à celles du taux d'oxygène. Lorsque le taux d'oxygène augmente, l'électroconductivité diminue. La station 2 est la plus stable alors que la 5 est la plus perturbée.


 

Fig. : Electroconductivité le long du Mornantet entre 1989 et 2009

 

Discussion :

                Compte tenue de l'hydro-écorégion à laquelle le Mornantet appartient, la note IBGN de cette année est moyenne (groupement orange). La station 4 située à la sortie de Mornant ne révèle pas d'altération de la qualité de l'eau. La station d'épuration est désormais efficace. En station 5, la valeur IBGN de cette année est nettement supérieure à celle des années précédentes. Cette amélioration peut être liée à la cessation d'activité de l'abattoir, aujourd'hui remplacé par une usine de salaison, et la mise aux normes de sa station d'épuration. La valeur la plus faible reste la station 7 en raison de la proximité avec une grande route et un champ cultivé. Lors de prélèvements, l'eau présentait une couleur rouille, ce qui pourrait être le signe d'une perturbation éventuelle entre les stations 7 et 5. Les stations 10 et 12 présentent des notes IBGN plus élevées que les stations précédentes. Il semblerait donc que, cette année, l'indice IBGN varie moins le long du Mornantet. Cette tendance est observable sur toutes les rivières du Grand Lyon. Des études sont en cours afin d'expliquer ce phénomène d'harmonisation. Les années précédentes, l'impact du village et de l'usine était beaucoup plus visibles. Sur les stations plus en aval, le phénomène d'auto-épuration permettait une amélioration de la qualité de l'eau. L'arrivée des différents confluents peut soit diluer les polluants et ainsi amplifier le phénomène d'auto-épuration, soit accentuer ou amener une nouvelle pollution.

                Suite à la fermeture de l'abattoir (1999), les variations du taux d'oxygénation et de l'électroconductivité sont plus faibles. Lorsque l'usine était encore en activité, le sang et les déchets animaux étaient rejetés dans le cours d'eau, entraînant une eutrophisation et une hypoxie du milieu.

                La robustesse de l'IBGN indique si la note trouvée est biaisée. En effet, plusieurs facteurs peuvent expliquer cette différence :

-          L'échantillonnage : des espèces présentes dans le milieu peuvent ne pas être prélevées, parce que nous n'avons pas utilisé le bon format d'épuisette

-          L'identification trop rapide ou tamisage grossier peuvent éliminer ou masquer certains taxons

-          L'arrivée accidentelle de quelques individus de la même famille appartenant à un groupe indicateur polluo-sensible plus élevé que ceux rencontrés dans la station.

 

Conclusion :

                La qualité de l'eau est moyenne et homogène le long du cours d'eau. Cette homogénéité récente est probablement liée à l'aménagement d'une station d'épuration efficace, à la mise en culture des champs bordant le cours d'eau et à un phénomène non encore expliqué.


 

 

Par Melimelo - Publié dans : Regard nature - Communauté : tout LYON - et ses environs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 17:03

Voilà, les photos de la sortie bota :

 

 

Par Melimelo - Publié dans : Regard nature - Communauté : tout LYON - et ses environs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus