Présentation

Profil

  • Melimelo
  • Le blog de Jolimelimelo
  • Femme
  • 08/01/1987
  • Lyon

Images Aléatoires

  • Image178.jpg

Recherche

overblog

Moi, l'écolo

Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 11:26
... sous (presque) tous les angles !

Près de 15 ans après la première campagne de caractérisation des ordures ménagères, l'ADEME présente de nouvelles données sur la poubelle française «type». Des données nombreuses et précieuses mais finalement assez semblables à celle d'il y a 15 ans.

Au cours de l'année 2007, 100 collectivités tirées au sort et représentatives des communes françaises se sont prêtées à la nouvelle étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) pour caractériser les ordures ménagères. Pendant plusieurs jours, les déchets des ménages et des activités économiques ont été collectés séparément, pesés, échantillonnés, séchés, criblés, triés en 13 catégories et 39 sous-catégories de déchets et pour certains analysés chimiquement. 30 déchèteries se sont également prêtées au jeu : les déchets verts et les gravats ont été pesés et les autres déchets ont été triés en distinguant, autant que possible, les activités économiques et les ménages. Seuls les encombrants et les déchets verts collectés en porte-à-porte dans certaines communes ne sont pas inclus dans l'étude. L'ADEME a également profité de cette étude pour remettre à jour l'ensemble des statistiques déchets au niveau national.

Résultats, 37,8 millions de tonnes d'ordures ménagères et assimilées ont été collectées par les collectivités en 2007 en France contre 36,1 Mt en 2005. Les tonnages déposés en déchèteries sont en très forte progression (+15% entre 2005 et 2007) et représentent plus d'un tiers des déchets collectés.

Faible impact des modes de consommation sur la composition des ordures ménagères

La composition de ces déchets n'a pas fondamentalement changé depuis 15 ans. Les déchets fermentescibles représentent toujours 25% de la poubelle, les papiers 14%, les plastiques et le verre 11% chacun. L'ADEME note toutefois une hausse de la part des textiles sanitaires, autrement dit les couches, lingettes et autres mouchoirs qui atteignent 8,5% des volumes soit 34 kilos par habitant par an. Erwan Fangeat du département des Observatoires, des Coûts et de la Planification des Déchets, n'attribue pas cette hausse forcément à la multiplication des lingettes mais plutôt aux couches-culottes en précisant que la natalité est forte en France et que la population vieillie.

L'ADEME remarque par ailleurs que la composition des poubelles est globalement homogène et il n'y a pas de différence en fonction des zones géographiques, des types d'habitats (urbain, rural) ou de l'origine des déchets (ménages, activités économiques).

En terme de toxicité, l'ADEME note une baisse des concentrations en polluants notamment métalliques et explique cette situation par la progression des collectes des déchets dangereux diffus notamment en déchèterie ainsi qu'à une meilleure conception de nombreux produits. La diminution du taux de chlore s'explique par la suppression du PVC pour de nombreux emballages alimentaires, précise Daniel Beguin, Directeur Déchets et Sols à l'ADEME.

Les évolutions majeures sont observées en matière de tri sélectif. La mise en place des collectes sélectives depuis 1993 se traduit par une forte baisse des emballages, des papiers et du verre dans les ordures ménagères résiduelles (OMR). À l'heure actuelle, 47% des emballages, verre et papiers-cartons sont dirigés vers les collectes sélectives. Les OMR contiennent désormais majoritairement des déchets putrescibles (40%) et notamment des produits alimentaires encore emballés qui représentent 7 kg/hab/an.

De gros progrès encore possibles et nécessaires

L'ensemble de ces données laissent entrevoir les marges de progrès et les politiques à mettre en œuvre. Selon l'ADEME, 39 % du gisement global d'ordures ménagères pourrait faire l'objet d'opérations de prévention à travers le compostage individuel, le stop pub, des campagnes anti-gaspillage, la limitation des impressions bureautiques ou bien le développement de la collecte sélective des déchets dangereux des ménages.

En terme de valorisation, le potentiel est aussi intéressant : 63% du gisement d'ordures ménagères résiduelles a un potentiel de valorisation organique. Cela inclut les déchets putrescibles, les papiers, les cartons et les textiles sanitaires. 27 % de ces OMR pourraient également être recyclées : il s'agit notamment de certains déchets en papier-cartons, plastique et en verre qui malgré l'incitation au tri restent encore dans la « poubelle grise ».

Actuellement en France, 20% des déchets collectés par les communes bénéficient d'une valorisation matière, 13,5% d'une valorisation organique, 29% d'une valorisation énergétique par l'incinération et 31,5% sont envoyés en enfouissement. Autrement dit, 33,5% de ces déchets sont orientés vers du recyclage matière ou organique contre 31% en 2005. Ces pourcentages sont à comparer aux objectifs en voie d'être fixés par le projet de loi Grenelle 1 : atteindre 35% en 2012 puis 45% en 2015.
Par Melimelo - Publié dans : Moi, l'écolo - Communauté : notre planète et son mal être
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 11:19
Au fil des lectures du projet de loi Grenelle 1 au Parlement, le texte s'est affaibli, empli d'erreurs environnementales graves et d'exceptions en tout genre. Toutes ces concessions accumulées nous promettent des effets destructeurs et fatals à l'esprit initial. Le Grenelle serait-il devenu qu'une caution écologique pour le Gouvernement ?

Le Grenelle de l'environnement : tentative pour une obsolescence programmée des écologistes

A la fin de l'année 2007, le processus Grenelle s'apparentait à un bouleversement des consciences : les dirigeants donnaient l'impression de s'être enfin emparés des problématiques que les écologistes portaient depuis trente ans ; les engagements issus des tables rondes étaient ambitieux, exhaustifs, prometteurs ; nos cris d'alarme semblaient entrer en résonance avec l'agenda politique. Une sorte de vague verte et consensuelle était venue submerger les parties prenantes : associatifs, experts, élus, syndicats, presse, ainsi que l'opinion publique.

« Mais tout le monde est écolo maintenant » est une phrase qui revenait souvent lorsque les Verts tractaient durant la campagne des élections municipales en 2008 ; comme si notre discours était désormais absorbé dans tous les programmes partisans, comme si nos propositions n'offraient plus aucune originalité. Nous vivions un paradoxe : nous avions réussi à convaincre et par ce succès même, nous perdions notre raison d'exister à part entière. Derrière la démarche louable du Grenelle, sensée accorder une orientation plus écologiste à la politique gouvernementale, se cachait une stratégie d'appropriation mensongère. Il fallait brouiller les pistes, faire croire que l'on pourrait faire de l'écologie sans les écologistes. En usurpant le discours des Verts, en mettant en scène tambours battants le Grenelle de l'environnement, l'objectif était de remettre en cause le rôle des écologistes dans le débat public et de substituer une action gouvernementale à un militantisme partisan.


Un Grenelle lacunaire : les questions occultées trahissent l'engagement partiel du gouvernement

Trois manques importants sont venus d'emblée ternir le processus du Grenelle : ni le nucléaire, ni les OGM, ni la raréfaction des ressources non renouvelables du sous-sol, ne seraient pris en compte. Jamais. C'était une condition initiale du président de la République. La loi OGM a été votée au printemps 2008. Il n'était plus question d'y revenir. Nous nous retrouvons donc dans cette situation tangente où la clause de sauvegarde est activée, mais où un texte normatif autorise la coexistence entre cultures OGM et non OGM. Question nucléaire, les gouvernements successifs s'obstinent à vouloir maintenir l'exception française : être le pays le plus nucléarisé au monde. Insécurité, risques immenses, raréfaction de l'uranium, coût astronomique, pollutions sur des milliers d'années, problème des déchets, prolifération. Aucun argument ne semble ébranler les convictions. Quant à la raréfaction des ressources du sous-sol, lesquelles constituent la base matérielle des trois-quarts de nos richesses, nulle trace dans le Grenelle qui ignore ainsi ce qu'est un pic de production, une déplétion géologique, un coût économique d'extraction.

Dès le départ, le jeu du Grenelle était biaisé. En occultant ces trois thématiques, le gouvernement n'a pas saisi leur portée. Il a mis de côté la question éthique et sanitaire du franchissement de la barrière des espèces et de la contamination transgénique irréversible. Il s'est dérobé face aux enjeux de sécurité collective issus du nucléaire. Il est resté aveugle à la finitude des ressources du sous-sol. « Tout le monde est écolo maintenant » ? Pas au gouvernement en tout cas.

Lente décomposition progressive du Grenelle

Le projet de loi de mise en œuvre du Grenelle de l'environnement a subi un enchaînement de trahisons multiples au fil des lectures du texte à l'Assemblée et au Sénat. Nous nous trouvons désormais face à un texte faible, rempli d'erreurs environnementales graves. Au fil des amendements, chacun est venu greffé sa ligne TGV, son autoroute, son exception. Certains ont voulu défendre les agro carburants, les pesticides, les incinérateurs, le chauffage électrique. Mis bout à bout, ces éléments sont-ils cohérents avec une société écologique ? Toutes ces concessions accumulées nous promettent des effets destructeurs et fatals à l'esprit initial du Grenelle.

Suite à la 2ème lecture d'un texte d'orientation sans mise en œuvre concrète de ses mesures, nous pouvons dire que cette lenteur est symptomatique de l'état d'esprit du gouvernement : la question écologique est reléguée au second plan. Au vu des discussions ayant eu lieu en commission des Affaires économiques à l'Assemblée, et aux vues des amendements qui y furent adoptés, il y a de fortes raisons de s'inquiéter.

Un Grenelle mensonger : ce que le gouvernement a laissé passer d'inacceptable

L'amendement Ollier, à l'article 4, sur la modulation du seuil énergétique des bâtiments est maintenu. Cette autorisation est une porte ouverte au chauffage électrique, source de gaspillage et de pollution. Aujourd'hui, ce sont plus de 300.000 familles qui sollicitent une aide sociale pour régler leur facture d'énergie. Le chauffage électrique est à la fois une calamité sociale, écologique et économique. Il est également une aberration thermodynamique.
L'achèvement des projets d'autoroutes en cours est toujours prévu. A l'issue des tables rondes du Grenelle, il avait été pourtant question du gel des constructions, avec, à la clef, un moratoire sur les autoroutes. On peut déplorer l'archaïsme qui a guidé ce maintien des autoroutes, alors que l'on prône les mobilités alternatives, les transports en commun. Un nouvel amendement introduit en commission dispose que les petites éoliennes de moins de 36 kw de puissance doivent être soumises aux Plans régionaux d'énergie renouvelables. Cette disposition d'apparence anodine revient à complexifier l'installation de petites éoliennes individuelles. Que le gouvernement ait laissé passer un amendement de cette nature est un signe supplémentaire de son engagement craintif dans une véritable transition énergétique.

L'amendement introduit au Sénat par le sénateur Daniel Soulage est très inquiétant. Il consiste à exonérer des réductions de pesticides les cultures dites mineures. Cette expression « culture mineure » est floue et n'a pas de définition normative claire. Chaque exploitant peut donc la tourner à son avantage s'il souhaite se dispenser des mesures de diminution dans l'usage des phytosanitaires, notamment dans le secteur fruits et légumes. A propos d'agriculture, 25% des émissions françaises de gaz à effet de serre sont absentes du Grenelle : le méthane et le protoxyde d'azote.

Un dernier exemple ? Un amendement de Michel Raison et de ses amis UMP rompt délibérément l'équilibre des parties prenantes du Grenelle initial en introduisant dans le Comité de suivi une nouvelle « partie prenante » : les chambres consulaires ! Les Chambres de Commerce et d'Industrie, les Chambres d'Agriculture, les Chambres des Métiers et de l'Artisanat.

Ces quelques éléments ne sont bien sûr par les seuls à poser des problèmes. Mais ils sont représentatifs des erreurs accumulées lors des discussions. Le Grenelle ne serait-il plus qu'une étiquette d'affichage, une caution écologique dans le programme gouvernemental ? Trop d'entraves à l'intégrité écologique ont été commises. Nous nous sommes abstenus lors du vote solennel. Les députés des groupes UMP, Nouveau Centre et Socialiste, ont en revanche voté favorablement au texte. Tout le monde n'est pas encore écolo sur les bancs de l'Hémicycle.


Yves COCHET
Mathématicien, ancien Ministre de l'Environnement, Député de la 11e circonscription de Paris.
Par Melimelo - Publié dans : Moi, l'écolo - Communauté : notre planète et son mal être
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /Juin /2009 14:25
Voilà ce qui circule sur la toile en ce moment :



Cette dame se dit scientifique ! Mais où va-t-on ? Faire une extrapolation aussi grossière entre le fait que le nombre d'ampoule basse consommation est plus important et le nombre de cancers de la prostate grandissant est une abération selon moi ! Il y a des tonnes d'autres raisons qui pourraient expliquer le nombre important de cancers.... En plus, je pense que prendre une île comme modèle, n'est pas vraiment scientifique... Tous les phénomènes y sont amplifiés et ce n'est ma foi pas forcément très représentatif du reste du monde...
Comme d'habitude, sur internet, il faut de méfier de ce qu'on nous dit. Moi en tout cas, je ne suis pas d'accord avec cette nénette ! Même s'il est vrai que j'ai lu ou entendu (je ne sais plus) qu'il faut faire attention aux ampoules à économie d'énergie. Il ne faut pas que notre tête se situe à moins d'un mètre de celle-ci. Elles engendreraient des mots de tête assez violents. Mais bon, quelle solution proposer alors pour moins consommer ? Peut être les LED !


J'attends vos réactions...
Par Melimelo - Publié dans : Moi, l'écolo
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 20:57
Alors, je vais essayer de vous expliquer comment un écosystème peut se dérégler si on supprime un élément de cet environnement. Parce qu'en effet, toutes les espèces, qu'elles soient animales ou végétales, sont en relation étroite. Attention, âmes sensibles s'abstenir ! ^^

Il était une fois dans les îles Aléoutiennes.... Si seulement, ça pouvait commencer comme ça !
Alors d'abord, situation géographique des îles :




Sur les bords de ces îles, il existe un environnement très particulier. Les forêts en bordure de plage sont des forêts de laminaires ("kelp" en anglais).


Et dans les eaux, on trouve des loutres :



Les proies favorites de ces animaux sont les oursins :


Cependant, les chercheurs ont constaté une forte diminution des populations de loutres dans les 19 et 20e siècles. Comment expliquer cela ??
Cherchons tout d'abord à savoir ce qu'est une laminaire :

Les forêts de laminaires sont en réalité des barrières contre l'érosion. Ce sont les aliments préférés des oursins. Mais quel lien avec les loutres ???

En se nourrissant d'oursins, les loutres régulent la population de ces bestioles. Ainsi, moins de laminaires sont prédatées. Les forêts se maintiennent et comme ce sont des barrières contre l'érosion, les plages en sont protégées.

Mais, que ce passe-t-il ?



Il faut savoir que les orques sont des prédateurs de phoques. Mais, les populations de phoques sont de plus en plus chassés (cf article précédent) et déclinent. Ce qui oblige les orques a varié ses proies. Elles chassent désormais les loutres. Du coup, moins d'oursins sont prédatés. Du coup, ils mangent plus de laminaires. Et du coup, les forêts régressent et l'érosion de la plage est accentuée.

Ainsi, on appelle la loutre, une espèce clé de voûte. Ce sont des organismes dont la disparition provoque un disfonctionnement majeur de l'écosystème.



Par Melimelo - Publié dans : Moi, l'écolo - Communauté : nous et les animaux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 2 mai 2009 6 02 /05 /Mai /2009 13:38
Ils fertilisent, labourent... et règlent le climat

Que ferait-on sans les vers de terre ? Lorsqu'on parle de biodiversité, on parle rarement de ces bestioles et pourtant elles ont  un rôle essentiel dans la production de nourriture. Les vers de terre sont en effet un seul long tube digestif qui transforme les déchets organiques (comme les résidus de culture) en un puissant fertilisant. C'est le principe du compostage !
Si les pesticides peuvent nuire à ces discrètes créatures (j'en ai vu les conséquences lors d'une promenade), leur pire ennemi est le labour de la terre. Les vers sont les victimes des tracteurs, des charrues et des oiseaux et la microvie des sols est tuée par mes rayons UV. La différence est énorme : là où la terre est labourée, on trouve jusqu'à 50 kg de vers par hectare contre 2 à 4 tonnes où l'on ne laboure pas. Après plus d'un demi-siècle d'agriculture intensive, beaucoup de sols sont aujourd'hui biologiquement morts, avec un maigne 1% de matière organique.
Les engrais chimiques sont alors utilisés pour alimenter les plantes, mais ils ne reconstituent pas le capital de fertilité des sols. De plus, les vers labourent la terre en profondeur, creusant des galeries qui permettent à l'eau de pluie d'y pénétrer au lieu de s'écouler. C'est aussi bien une garantie contre les inondations qu'un moyen de ne pas gaspiller d'eau là où il n'y en a pas. Cette agriculture sans labour ou agroécologie, s'impose comme l'une des solutions d'avenir pour nourrir le monde. La superficie cultivée ainsi qugmente de 15% par an.
C'est une bonne nouvelle... Et pas seulement pour les vers ! En effet, dans les cercles très sérieux des experts du climat, on regarde de plus en plus vers les sols pour lutter contre le réchauffement. La matière organique, c'est du carbone. Or, l'agroécologie permet d'accroître la matière organique dans les sols, entraînant la retenue d'environ trois tonnes de CO2 par ha et par an de l'atmosphère. Pour mémoire, une voiture émet une environ trois tonnes de CO2 par an. Comme les arbres qui emprisonnent du carbonne pendant leur croissance, les sols stockent du CO2 au fur et à mesure qu'ils s'enrichissent en matière organique. C'est pourquoi certains experts estiment que le développement de l'agroécologie pourrait permettre une baisse du carbone dans l'atmosphère aussi importante que si l'on enrayait la déforestation.
Par Melimelo - Publié dans : Moi, l'écolo - Communauté : écologie nature et histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus