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Les Z'animoOo...

Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /Juin /2009 16:38
Suite et fin des Reptiles :

Les Squamates (suite) :
     - Les Ophidiens ou serpents :
Deux familles sont principalement rencontrée dans nos régions : les Vipères et les Couleuvres. Comment les distinguer ?
Les Vipères présentent les caractères suivants : la pupille est verticale, les labiales ne sont pas au contact de l'oeil, le corps et massif et la queue est courte.


Les Couleuvres se reconnaissent car : la pupille est circulaire, les labiales sont au contact de l'oeil, le corps est effilé et la queue est longue.


Passons à leur reconnaissance :
                Vipera aspis ou vipère aspic :

     

Le corps est bariollé et il se confond facilement avec les feuilles du sous-bois...
Elles préfèrent s'enfouir dans son milieu, mais si elle se sent menacée ou si elle est attrapée, elle va siffler et se montrer agressive. Parfois elle se jette sur son prédateur avec la bouche ouverte. Le tempérament dépend des spécimens... Quand elle mords les hommes, elle garde ses crochets souvent rangés et elle donne une morsure sèche là où il n'y a pas de venin injecté, il faut se rappeler que cette espèce est venimeuse et comme tous les serpents venimeux, elle n'a du venin que pour survivre.



Répartie dans les deux tiers méridionaux de la France, en Espagne seulement dans les Pyrénées, la Suisse (sauf l'Est), Italie (sauf le NORD-EST) la Sicile et plusieurs îles entre l'Italie et la Corse.



                  Coluber viridiflavus ou couleuvre verte et jaune :

    

Leur taille moyenne est 100 cm mais elles peuvent grandir jusqu'à 150 cm de long.
La marbrure jaune et verte se retrouve sur tout le corps. Le motif et coloration évolue au cours de leur vie. Les jeunes ont une tête déjà noire tachée de jaune qui ne changera pas beaucoup, sur le corps la couleur dominent est gris ou gris marron et les endroits ou ça sera jaune plus tard est d'une nuance et couleur différente, parfois orange claire. Au cour de l'évolution le corps devient plus foncée et finit noir, dans certaines lieux de sa répartition les taches jaunes sont moins évidents mais en France elles sont spectaculaires. Un adulte typique est noir avec des taches de jaune partout sur le corps et la tête.
Elles se nourrissent principalement des lézards, mais aussi des mammifères. Elles chassent aussi les oiseaux, serpents (même des vipères et des spécimens de son propre espèce). Elle Mange parfois des grenouilles. Les jeunes se nourrissent de lézards. Ce serpent chasse à la vue et tue ses proies parfois par construction.
Elles sont très rapides et agiles, elle ne tente pas de nous intimider sauf si on essaye de les attraper ou les piéger. Dans ce cas-là, elles se gonflent, sifflent, et mordent à plusieurs reprises si elles sont manipulées, souvent au même endroit. Parfois elle fouette la main avec sa queue.




Répandu sur la majorité de la France sauf le Nord, en Espagne elle se trouve dan les Pyrénées et sur la côte Nord, sa présence cesse vers la moitié de la distance entre les Pyrénées et le Portugal, l'Italie (sauf le Sud et la Sicile), elles se trouvent sur la côte Ouest de la Sardaigne, en Slovénie et le Sud de la Suisse. Il y a des populations isolées en Allemagne et en République Tchèque.


                  Elaphe longissima ou couleuvre d'Esculape :




C'est un serpent d'environ 1,10 m à 1,60 m de long (rarement 2 m) au corps long mince et sa tête est fine et longue et son museau est arrondi. Son cou est plus ou moins marqué. La pupille est ronde et moyenne et non saillante, les écailles sont lisses et plates sauf les ventrales qui montrent une arête de chaque côté.
C'est un serpent qui fréquente les milieux clairs et ensoleillés mais fuit l'extrême chaleur. Elle vit au sol mais c'est un bon grimpeur que l'on peut rencontrer posté dans les arbres et arbustes de 15 à 30 m. Il se nourrit principalement de petits mammifères (campagnols) qu'il étouffe mais aussi d'oisillons ou de lézards. La couleuvre d'Esculape n'est pas farouche et approche les habitations, grimpe jusqu'aux balcons sans problème. Elle est non venimeuse.


                   Coronella austriaca ou coronelle lisse (toujours une couleuvre) :


C'est un serpent gris métallique avec des motifs foncés sur le dos. Ce patron consiste en une série de points/lignes/rectangles irréguliers. Une bande noire partante du bout du museau traverse l'oeil et s'étend jusqu’au cou. Il est possible de trouver des individus de couleur au tons orange / rose.
Leurs proies principales sont des lézards, des plus petits serpents, mais elles mangent aussi des petits mammifères. Les proies sont tuées par constriction. C'est un serpent qui chasse de manière active.
Elle ne se défend pas de la même façon que les autres serpents. Elle ne siffle pas et ne mord que très rarement, et préfère fuir pour se cacher.



Répartie dans toute l'Europe centrale et de l'Est, dans les Balkans, Italie, Sicile, l'est, le Nord et le Nord Ouest de la France ainsi que les Pyrénées et la côte Bordelaise, en Espagne elle ne se trouve seulement que dans les Pyrénées et la côte Nord, Portugal du Nord, le Sud de la Suède et le Norvège, absente du Danemark, et se trouve dans un lieu très isolé en Angleterre.


                   Natrix natrix ou couleuvre à collier :

       

Elle est de couleur verte foncée prononcée ou brune avec un collier typique jaune ou blanc derrière la tête, auquel elle doit son nom. La couleur peut varier du gris au noir. La partie inférieure a une couleur plus claire, souvent blanche en damier noir. Elle peut atteindre 120 cm.

Elle se nourrit presque exclusivement d'amphibiens et apprécie particulièrement les grenouilles, bien qu'elle puisse parfois se nourrir de mammifères et de poissons. Les couleuvres à collier savent très bien nager et on peut les voir près des étendues d'eau. Elles hibernent durant l'hiver et s'accouplent peu après leur réveil en avril ou en mai. Les œufs sont pondus en groupes de 8-40 en juin-juillet et éclosent après 10 semaines d'incubation. Ils demandent une température d'au moins 21 degrés pour éclore : la végétation en putréfaction (tels les tas de compost) fait partie de leurs lieux de ponte préférés. À l'éclosion, les jeunes ont une longueur de presque 18 cm et sont tout de suite indépendants.

N'étant pas venimeuse, les comportements de défense de cette couleuvre sont la sécrétion par les glandes anales d'un liquide à forte odeur ou encore la feinte de la mort. Elle peut parfois siffler fortement, simuler une attaque en frappant sans ouvrir vraiment la gueule. Il est extrèmement rare qu'elle se défende en mordant.

 

 

Très répandue, elle est absente aux Baléares, en Crête, dans le Nord de l'Angleterre, l'Ecosse et l'Ireland, ainsi que dans l'extrême sud de la Suède et de la Norvège, et dans la moitié Nord de la Finlande.





                   Natrix maura ou couleuvre vipérine :

   

Elle se confond facilement avec une Vipère de part les motifs qui ornent son corps. Mais elle vit dans l'eau et les Vipères ont horreur de l'eau ! Leurs couleurs varient énormément : habituellement gris avec un motif en zig zag plus foncé sur le dos et des points et autres motifs sur les flancs. D’autres couleurs courantes sont marron vert avec les mêmes motifs, des spécimens orange ne sont pas rare.



Répartie en Europe occidentale, la péninsule Ibérique, la France (sauf le tiers Nord), à l'Ouest de la Suisse, Italie NORD-OUEST, Sardine, sur les îles Mallorca et Menorca.

Par Melimelo - Publié dans : Les Z'animoOo... - Communauté : nous et les animaux
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 17:25

Un reptile (Reptilia en latin) est un animal vertébré, généralement tétrapode, amniote, et membres de la classe des sauropsidés. Les premiers animaux à pouvoir être classés dans les reptiles sont apparus sur Terre dès le Carbonifère.

Dans le monde vivant actuel, ils sont représentés par quatre ordres :

  • les crocodiliens (crocodiles, gavials, caïmans et alligators) : 23 espèces ;
  • les rhynchocéphales (sphénodons de Nouvelle-Zélande) : 2 espèces ;
  • les squamates (lézards, serpents et amphisbènes ("lézard-ver")) : environ 7 900 espèces ;
  • les testudines (tortues) : environ 300 espèces.


Les reptiles, au sens courant, regroupent les animaux terrestres à température variable (ectothermes) et dont le corps est recouvert par des écailles. Autrefois considéré comme un taxon scientifique, ce regroupement s'est révélé être non pertinent puisque les reptiles ne forment pas un groupe monophylétique mais un groupe paraphylétique : certains reptiles théropodes ont donné naissance aux oiseaux, et les reptiles mammaliens ont donné naissance aux mammifères. De plus, les reptiles mammaliens fossiles forment un même clade avec les mammifères, les autres reptiles en forment un autre avec les oiseaux et les dinosaures, celui des Sauropsidés, groupe frère du précédent au sein des vertébrés amniotes.


« Reptile » signifie « qui rampe », bien que ce ne soit pas une caractéristique universelle de cette classe.


La partie de l'histoire naturelle traitant des reptiles se nomme l'herpétologie. Bien qu'ayant toujours continué à évoluer, certaines caractéristiques se retrouvent chez tous les reptiles. Les reptiles actuels sont poïkilothermes  (animaux à sang froid dont la température varie en fonction de la température environnante) et ont conservé le même condyle occipital situé à l'arrière du crâne et assurant l'articulation avec la première vertèbre, alors que chez les amphibiens et les mammifères, il est double. De nombreux reptiles muent et leur peau n'est pas « recyclée ». Cette caractéristique n'est presque plus visible pour de nombreuses espèces de tortues et de crocodiliens. Sauf exception (par exemple la tortue luth), ils conservent une peau recouverte d'écailles. Presque tous les reptiles sont ovipares (pondent des œufs), mais certains sont vivipares ou ovovivipares. À l'exception des crocodiliens, les reptiles présentent un cœur dont les deux ventricules ne sont pas complètement séparés. Toutefois, même avec un ventricule non divisé, le mélange de sang artériel et veineux est minime. Les tortues, elles, possèdent deux oreillettes et un seul ventricule. Les comportements protecteurs parentaux sont particulièrement développés chez certains serpents (Pythonidae et Elapidae) ainsi que chez les crocodiliens et complètement absents chez d'autres espèces comme les tortues marines ou la plupart des lézards.


 

En France, 2 ordres sont représentés : les Chéloniens (tortues) et les Squamates avec 2 sous-ordres : les Ophidiens (serpents) et les Sauriens (lézards).

Voici quelques clés de reconnaissance avec photos à l'appui :

 

Les Chéloniens : Emys orbicularis, appelée communément la Cistude

Cette tortue est en train de disparaître à cause de l'invasion de la tortue de Floride, espèce invasive. Les lâchers sauvages ne font qu'agraver la fragilité des populations de Cistude.

 

              




Elles vivent dans les endroits plein de plantes et de végétation qui sont situés au dessus de l'eau (arbres pendeat au dessus de l'eau). Ces lieux sont souvent des rivières au courant lent, lacs, étangs et petits étangs.
Leur carapace est habituellement marron foncé ou noir avec des endroits plus claire au niveau de l'extrimité des écailles. Leur peau est marron foncé ou noir et elles ont des points jaunes partous sur la tête et pattes.
La carapace des adultes peuvent atteindre jusqu'à 200 mm de long, mais parfois ils peuvent atteindre 300 mm de long. Ils peuvent vivre jusqu'à 40 ans. Elles mangent sous l'eau des insects et parfois des amphibiens, des poissons et de la végétation.


Les Squamates :
      - Les sauriens ou lézards :
                Lacerta viridis ou lézard vert :


              
                           Sub-adulte                                                                                        Mâle adulte


Trouvés sous 2200 m d'altitude. Ils préfèrent un habitat dense en végétation où ils sont en sécurité des chats, chiens et autres grands mammifères, avec un lieu ouvert dans lequel ils prennent des bains de soleil. Si le lieu se situe près d'un point d'eau les chances de voir ce lézard seront plus élevées. Ils aiment aussi des endroits humides.
Le lézard vert peut atteindre 40 cm sans queue (la queue fait jusqu'à deux fois la longueur du corps). Plus souvent vus à entre 30 à 40 cm (avec queue). Ils vivent jusqu'à 15 ans. Ils se nourrissent principalement d'insectes, mais également de petits mammifères comme des souris.

             Lacerta lepida ou lézard ocellé :


                 


Comment distinguer les 2 me direz-vous ? C'est assez simple mais compliqué en même temps ! Ouvrez grand vos yeux ! Le lézard est vraiment tout vert (en général saud sur la 2e photo !) Le lézard ocellé est plus gros que le lézard vert et si on regarde bien il est marbré sur les côtés. Ces marbrures sont faites de tâches bleues très intenses. C'est très beau à voir !
Trouvé sous 1000 m d'altitude. Ils aiment les lieux sec avec des buissons denses. Ils sont souvent trouvés dans des lieux ouverts avec de la végétation dense pour se cacher, dormir, se reproduir et se nourrir.
Ils peuvent atteindre 80 cm (queue inclus qui est parfois deux fois plus long que le corps). Plus souvent vu à entre 15 à 20 cm (queue non-inclus), avec queue il fait entre 60 à 70 cm. Ils vivent jusqu'à 25 ans. Ils se nourrissent d'insectes de grande taille, mais aussi d'oiseaux, d'autres lézards et des petits mammifères (à la taille des petits lapins) et de fruits.




            Lacerta vivipara ou lézard vivipare :



Ils se trouvent sous 1000 mètres d'altitude. Ils vivent dans des milieux humides, comme des champs d'herbbes à côté d'un point d'eau, végétation dense, ravins, bois humides avec beaucoup de feuilles mortes et terre molle, des champs...
Ils peuvent atteindre environ 100 mm à 130 mm de long avec la queue. Ils peuvent vivre jusqu'à 10 ans. Ils se nourrissent d'insectes.


             Podarcis muralis ou lézard des murailles :

                   


Trouvé sous 2200 m d'altitude. Ils sont plus communs près des habitation humaines, des murailles ensoleiller, au rebords des fenêtres, sur le bas des arbres, murs de jardin, tas de pierres etc...
Ils ont sur les côtés de leur corps, une pigmentation jaune ou rouge. Cela les différencie de Lacerta vivipara. Ce sont généralement les mâles qui sont rouges. Leur queue peut repousser si elle subit une scission. Elle ne repousse en général qu'une seule fois. Les mâles sont très virulents entre eux et n'hésitent pas à provoquer la mort de leur congénère.
Ils peuvent atteindre 10 à 15 cm (queue inclus). Ils vivent jusqu'à 7 ans. La queue est généralement deux fois plus longue que le corps. Les petits mesurent 1.5 à 3 cm. Ils se nourrissent d'insctes.

            Anguis fragilis ou serpent de verre, appelé communément orvet :




Les non initiés les classent à tord dans les serpents (Ophidiens). Mais en réalité, les orvets font partie des Sauriens !
Trouvés sous 2000 m d'altitude. Se réfugient dans des lieux humides, dans des jardins, sous du bois, des pierres etc... Ils peuvent atteindre 50 cm (parfois plus). Les nouveau-nés mesurent 10 cm. Ils peuvent vivre 50 ans mais plus souvent entre 10 et 15 ans (le record est 54 ans). L'orvet se nourrit des verres de terres, limaces et d'autres insectes.


Les lézards ne sont pas des animaux dangereux dans le sens où ce ne sont pas eux qui vont vous attaquez. Cependant, il faut savoir que si un lézard vous cope un doigt, il ne la lâchera pas !

La suite des reptiles, c'est pour très bientôt !

Par Melimelo - Publié dans : Les Z'animoOo... - Communauté : nous et les animaux
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 15:49
L'année dernière, j'avais fait une série sur les bizarreries qu'on pouvait rencontrer dans les bois ( Petits mystères des bois (1/4) ). Cette année, il y en aura une nouvelle. Elle aura pour but de vous faire voir quels sont les animaux (qu'on oublie souvent) qui sont présents dans nos régions. Je vous donnerai également quelques critères simples qui vous permettront de les reconnaître et donc de leur donner un p'tit nom !

Bonnes vacances d'été !
Par Melimelo - Publié dans : Les Z'animoOo... - Communauté : nous et les animaux
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 15:39
Je vous avez parlé il y a quelques temps maintenant de la Disparition inquiétante des abeilles . Voilà ce que j'ai découvert il y a quelques jours. Je trouvais donc intéressant de vous en faire part.
Désormais, les abeilles vivent mieux à la ville que dans les campagnes. Leur mortalité y est moindre. D'ailleurs les installations de ruches citadines se multiplient. Même si l'objectif reste plutôt de sensibiliser le public que de potentiellement préserver ces Hyménoptères. Exemple à Saint-Mandé (94).
Vous pouvez voir la vidéo correspondante en cliquant sur le lien suivant :    
actu-environnement
Par Melimelo - Publié dans : Les Z'animoOo... - Communauté : tout LYON - et ses environs
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 14:29
Elles peuvent dire merci au réchauffement climatique !

Leur apparition sur nos côtes est rarement saluer par des cris de joie. Redouter par les baigneurs et autres plongeurs, les méduses seraient de plus en plus nombreuses.

"Un banc de méduses, d'au moins une dizaine de kilomètres, a été repéré à 2,5 km au large du cap Corse. Ce banc géant a été placé sous surveillance de l'année." Le 22 mai, la préfecture maritime de Toulon confirmait dans un communiqué de presse une tendance amorcée depuis le début des années 2000 : les méduses envahissent doucement mais surement les mers et les océans. En 2007, la Côte d'Azur avait servi de signal d'alerte. Cannes et Monaco étaient les deux premières stations balnéaires des Méditerranée à déployer des filets pour protéger les baigneurs. L'été dernier, sur la côte atlantique ou méditerranéenne, de nombreuses plages ont dû être fermées face à l'invasion.
Alors, pourquoi ces animaux marins, apparus il y a 600 millions d'années se mettent-ils à envahir notre littoral ? Jacqueline Goy, attachée scientifique à l'Institut national océanographique et unique spécialiste mondiale des méduses, ne veut pas tomber dans le catastrophisme : "On ne peut pas affirmer avec certitude qu'il y en a plus qu'avant. Dans des textes vieux de plusieurs milliers d'années, on peut que les bateaux naviguaient durant plusieurs jours dans des soupes de méduses. La seule chose dont on est sûr aujourd'hui, c'est de leur périodicité. Il existe des années à méduses. Plus les saisons sont sèches et chaudes et plus il y en a." Autre information notable délivrée par l'expert : à cause de l'homme, les méduses vivent maintenant dans un environnement aquatique qui leur est favorable. Le réchauffement climatique et la surpêche ne déciment absolument pas ces populations (on compte 400 espèces). "Au contraire, ces facteurs concourent à leur épanouissement", précise Jacqueline Goy. Le réchauffement climatique, tout d'abord, est favorable à leur développement, car les méduses se multiplient quand la température grimpe.La surpêche ensuite, parce qu'elle se nourrissent de plancton. Or moins il y a de poissons et plus il y a de plancton. Le constat est sans appel. Les méduses pullulent. "Mais surtout, s'emporte Jacqueline Goy, rappelez bien à vos lecteurs qu'on ne trouve des méduses dangereuses que sur la côte méditerranéenne. Elles appartiennent au genre Pelagia, sont phosphorescentes, avec des reflets violets et mauves, et de longs tentacules souples. Celles que l'on trouve sur la côta atlantique sont innofensives."


Pour finir, la chercheuse explique que les méduses se déplacent au gré des courants... et du vent qui déterminent leur parcours. Le mistral les repousse loin des côtes, tandis que le vent d'Est les rabat sur le littoral. Chers vacanciers, ils ne vous restent plus qu'une chose : invoquer le mistral !
Par Melimelo - Publié dans : Les Z'animoOo... - Communauté : nous et les animaux
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