Alerte aux méduses !
Elles peuvent dire merci au réchauffement climatique !
Leur apparition sur nos côtes est rarement saluer par des cris de joie. Redouter par les baigneurs et autres plongeurs, les méduses seraient de plus en plus nombreuses.
"Un banc de méduses, d'au moins une dizaine de kilomètres, a été repéré à 2,5 km au large du cap Corse. Ce banc géant a été placé sous surveillance de l'année." Le 22 mai, la préfecture maritime de Toulon confirmait dans un communiqué de presse une tendance amorcée depuis le début des années 2000 : les méduses envahissent doucement mais surement les mers et les océans. En 2007, la Côte d'Azur avait servi de signal d'alerte. Cannes et Monaco étaient les deux premières stations balnéaires des Méditerranée à déployer des filets pour protéger les baigneurs. L'été dernier, sur la côte atlantique ou méditerranéenne, de nombreuses plages ont dû être fermées face à l'invasion.
Alors, pourquoi ces animaux marins, apparus il y a 600 millions d'années se mettent-ils à envahir notre littoral ? Jacqueline Goy, attachée scientifique à l'Institut national océanographique et unique spécialiste mondiale des méduses, ne veut pas tomber dans le catastrophisme : "On ne peut pas affirmer avec certitude qu'il y en a plus qu'avant. Dans des textes vieux de plusieurs milliers d'années, on peut que les bateaux naviguaient durant plusieurs jours dans des soupes de méduses. La seule chose dont on est sûr aujourd'hui, c'est de leur périodicité. Il existe des années à méduses. Plus les saisons sont sèches et chaudes et plus il y en a." Autre information notable délivrée par l'expert : à cause de l'homme, les méduses vivent maintenant dans un environnement aquatique qui leur est favorable. Le réchauffement climatique et la surpêche ne déciment absolument pas ces populations (on compte 400 espèces). "Au contraire, ces facteurs concourent à leur épanouissement", précise Jacqueline Goy. Le réchauffement climatique, tout d'abord, est favorable à leur développement, car les méduses se multiplient quand la température grimpe.La surpêche ensuite, parce qu'elle se nourrissent de plancton. Or moins il y a de poissons et plus il y a de plancton. Le constat est sans appel. Les méduses pullulent. "Mais surtout, s'emporte Jacqueline Goy, rappelez bien à vos lecteurs qu'on ne trouve des méduses dangereuses que sur la côte méditerranéenne. Elles appartiennent au genre Pelagia, sont phosphorescentes, avec des reflets violets et mauves, et de longs tentacules souples. Celles que l'on trouve sur la côta atlantique sont innofensives."

Pour finir, la chercheuse explique que les méduses se déplacent au gré des courants... et du vent qui déterminent leur parcours. Le mistral les repousse loin des côtes, tandis que le vent d'Est les rabat sur le littoral. Chers vacanciers, ils ne vous restent plus qu'une chose : invoquer le mistral !
Leur apparition sur nos côtes est rarement saluer par des cris de joie. Redouter par les baigneurs et autres plongeurs, les méduses seraient de plus en plus nombreuses.
"Un banc de méduses, d'au moins une dizaine de kilomètres, a été repéré à 2,5 km au large du cap Corse. Ce banc géant a été placé sous surveillance de l'année." Le 22 mai, la préfecture maritime de Toulon confirmait dans un communiqué de presse une tendance amorcée depuis le début des années 2000 : les méduses envahissent doucement mais surement les mers et les océans. En 2007, la Côte d'Azur avait servi de signal d'alerte. Cannes et Monaco étaient les deux premières stations balnéaires des Méditerranée à déployer des filets pour protéger les baigneurs. L'été dernier, sur la côte atlantique ou méditerranéenne, de nombreuses plages ont dû être fermées face à l'invasion.
Alors, pourquoi ces animaux marins, apparus il y a 600 millions d'années se mettent-ils à envahir notre littoral ? Jacqueline Goy, attachée scientifique à l'Institut national océanographique et unique spécialiste mondiale des méduses, ne veut pas tomber dans le catastrophisme : "On ne peut pas affirmer avec certitude qu'il y en a plus qu'avant. Dans des textes vieux de plusieurs milliers d'années, on peut que les bateaux naviguaient durant plusieurs jours dans des soupes de méduses. La seule chose dont on est sûr aujourd'hui, c'est de leur périodicité. Il existe des années à méduses. Plus les saisons sont sèches et chaudes et plus il y en a." Autre information notable délivrée par l'expert : à cause de l'homme, les méduses vivent maintenant dans un environnement aquatique qui leur est favorable. Le réchauffement climatique et la surpêche ne déciment absolument pas ces populations (on compte 400 espèces). "Au contraire, ces facteurs concourent à leur épanouissement", précise Jacqueline Goy. Le réchauffement climatique, tout d'abord, est favorable à leur développement, car les méduses se multiplient quand la température grimpe.La surpêche ensuite, parce qu'elle se nourrissent de plancton. Or moins il y a de poissons et plus il y a de plancton. Le constat est sans appel. Les méduses pullulent. "Mais surtout, s'emporte Jacqueline Goy, rappelez bien à vos lecteurs qu'on ne trouve des méduses dangereuses que sur la côte méditerranéenne. Elles appartiennent au genre Pelagia, sont phosphorescentes, avec des reflets violets et mauves, et de longs tentacules souples. Celles que l'on trouve sur la côta atlantique sont innofensives."

Pour finir, la chercheuse explique que les méduses se déplacent au gré des courants... et du vent qui déterminent leur parcours. Le mistral les repousse loin des côtes, tandis que le vent d'Est les rabat sur le littoral. Chers vacanciers, ils ne vous restent plus qu'une chose : invoquer le mistral !
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